Musée de la Métallurgie Ardennaise

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La fonderie

Après la disparition brutale de la plupart des hauts fourneaux au bois au milieu des années 1860, la fonderie de première fusion est condamnée à s'éteindre. A proximité de la Lorraine dont les hauts fourneaux produisent de la fonte au coke moins coûteuse, les Ardennes se reconvertissent dans la fonderie de seconde fusion. Le symbole de ce changement, c'est le cubilot dont on peut voir une maquette au Musée de la Métallurgie Ardennaise.

Dans cet appareil, on refond la fonte afin de l'utiliser pour le moulage d'une extraordinaire variété d'objets qui se diversifient dans le temps: par exemple, pièces pour les chemins de fer et l'automobile, articles de quincaillerie et de ménage, appareils de chauffage et sanitaires...
A vrai dire, c'est à Neufmanil que commence l'histoire de cette nouvelle activité promise à un bel avenir. En 1863, à l'usine de Froide-Fontaine, est lancée la production de fonte malléable. Proche de l'acier par ses qualités, elle devient rapidement la spécialité des fonderies ardennaises. Celles-ci se multiplient  (150 fonderies en 1913, dont la maquette visible au musée donne une fidèle représentation), et se hissent au premier rang national à la Belle Epoque, grâce notamment aux commandes de l'automobile. En 1930, c'est l'apogée (14500 salariés); et depuis la fin des années 1960 un déclin accompagné d'une profonde mutation: l'un de ses aspects est la domination de ce secteur par quelques grandes entreprises. Parmi les innovations marquantes, il faut noter l'introduction en 1923 de la fonte malléable à cœur noir dite américaine facilement usinable par Raymond Gailly (1890-1974), puis de la fonte à graphite sphéroïdal (dite GS) à partir des années 1970. En ce qui concerne le moulage, les machines et les carrousels apparaissent avant la Grande Guerre; et au début des années 1960, la Disamatic, un chantier de moulage automatique révolutionnaire.
A la Belle Epoque, le cœur de la fonderie ardennaise bat entre Vrigne-aux- Bois et Fumay. Entre Meuse et Semoy, Monthermé, Deville et Laifour abritent plusieurs fonderies fabriquant des cuisinières et des poêles (Monthermé-Laval-Dieu), des pièces pour l'automobile et l'industrie mécanique (Cochaux, Gustin,Cury, Collignon, Lacroix) entre autres.

Moules en sable Cubilot
Moule en sable Cubilot
© 2017Musée de la Métallurgie Ardennaise - Tous droits réservés. Textes René COLINET